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COLLABORATION : TRAVAILLER ENSEMBLE VERS UN BUT COMMUN


Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

14 octobre 2020


La pandémie a mis en lumière de nombreux exemples de collégialité positive et constructive. Des intervenants, qui normalement s’opposent en raison de leur position traditionnelle, ont mis de côté leurs divergences pour travailler ensemble dans l’atteinte d’un but commun. C’est ainsi que nous avons été collectivement en mesure d’accomplir de grandes choses qui auraient normalement exigé beaucoup plus de temps et d’effort.


S’inspirer de cette collaboration pour l’avenir


En effet, que ce soit entre les scientifiques, entre le gouvernement et les partis d’opposition, entre les patrons et les syndicats ou bien entre collègues, nous avons pu constater qu’il est possible de collaborer au-delà des divergences d’opinions lorsque la situation le demande.


Plus précisément au sein des organisations, la compétitivité, l’individualisme et la philosophie « que le meilleur gagne » ont fait place à l’empathie et à la solidarité favorisant l’entraide entre collègues. Les uns ont fait preuve de compréhension face aux difficultés des autres et se sont portés volontaires pour les soutenir. Encore une fois, ce contexte a démontré toute la pertinence de prioriser les projets afin que les ressources soient affectées sur ce qui compte vraiment, ainsi que l’agilité permettant aux collègues de venir prêter main-forte aux autres.


Quoi faire maintenant?


Pour faciliter cette collaboration, miser sur la polyvalence de la main-d’œuvre et la transversalité des compétences devient prioritaire. Sommes-nous devant la fin des descriptions des tâches d’un poste? Peut-être pas entièrement, mais un élargissement est certainement préférable à une description précise et figée qui ne saurait pas s’adapter à l’évolution des besoins, facilitant ainsi la relocalisation de la main-d’œuvre. La gestion par compétences, une pratique émergente qui implique une vision au-delà des postes et équipes de travail en déployant la main-d’œuvre plutôt en fonction des tâches du moment qui correspondent à leur savoir, est certainement une avenue intéressante pour favoriser l’agilité.


Ensuite, une collaboration efficace n’est pas vécue qu’au sein d’une seule équipe et elle devrait s’étendre à l’ensemble de l’organisation. Voilà pourquoi il est nécessaire de briser les silos et bâtir des ponts entre les équipes de travail. Les incompréhensions entre ces personnes doivent être démystifiées afin qu’elles puissent se percevoir comme des coéquipiers. À cet effet, les gestionnaires ont un rôle important à jouer à titre de courroie de transmission de l’information et de facilitateur de la collaboration. Toujours dans un souci de favoriser une collaboration saine et constructive, les organisations devraient s’assurer de faire de la gestion de la diversité, de l’équité et de l’inclusion une priorité. Pour ce faire, la direction doit prendre position en ce sens avec vigueur et conviction, et incarner l’exemple.


Piste de réflexion


Face à l’adversité générée par la pandémie, tous ont su aisément mettre de côté leurs propres intérêts au profit du bien commun. Dorénavant, les organisations ont intérêt à s’inspirer de la crise de la COVID-19 pour définir cet objectif commun qui saura rallier l’ensemble des troupes. Chacun doit se sentir partie prenante dans l’atteinte de cet objectif rassembleur.


À l’ère du travail à distance et en raison des limites que ce mode de travail impose d’un point de vue de la collaboration et des communications, les organisations devront fournir un effort supplémentaire pour mettre en place des conditions gagnantes à la collégialité dans ce contexte particulier, ce qui n’est pas une mince tâche.


Comment les organisations seront-elles en mesure de nourrir la solidarité qui émane du présent contexte afin que la collaboration constructive puisse perdurer dans le temps et au-delà de l’état de crise?

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